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  • Lunettes de soleil écaille à verres dégradés posées sur un muret face à une crique d'Ibiza
  • Catégories de verres solaires 0 à 4 : le guide pour choisir la bonne teinte

    Sunrise Ibiza


    Il y a ce moment, sur une terrasse d'Ibiza vers quinze heures, où la lumière cesse d'être agréable pour devenir franchement agressive. Le blanc des murs renvoie le soleil, la mer scintille, et vous plissez les yeux malgré vos lunettes. La question n'est alors plus de savoir si vos verres sont beaux, mais s'ils sont assez foncés pour la lumière que vous affrontez.

    Cette information existe. Elle est gravée quelque part sur vos lunettes, sous la forme d'un chiffre entre 0 et 4 : la catégorie de verre. C'est probablement l'indication la plus utile de toute la paire, et aussi la plus ignorée. Voici ce qu'elle signifie vraiment, et comment s'en servir pour choisir sans se tromper.

    Catégorie de verre : que dit exactement ce chiffre ?

    La catégorie d'un verre solaire mesure une seule chose : la quantité de lumière visible qu'il laisse passer jusqu'à votre œil. On parle de transmission lumineuse, exprimée en pourcentage. Un verre qui transmet 90 % de la lumière est presque transparent ; un verre qui n'en transmet que 10 % est nettement teinté.

    Cette classification est encadrée par la norme européenne EN ISO 12312-1, qui définit cinq niveaux, de 0 à 4. Plus le chiffre est élevé, plus le verre est sombre. C'est aussi simple que cela — et c'est justement pour cette raison que la catégorie est un repère si pratique : elle ne dépend ni de la couleur du verre, ni de la marque, ni du prix.

    Catégorie et protection UV sont deux choses distinctes

    C'est le malentendu le plus répandu, et il mérite d'être levé tout de suite. Un verre très sombre n'est pas automatiquement un verre qui protège des ultraviolets. La teinte agit sur le confort visuel, l'anti-UV agit sur la santé de vos yeux. Ce sont deux traitements différents.

    Pire : une paire très foncée mais mal filtrée est plus dangereuse qu'une absence de lunettes, car l'obscurité fait dilater la pupille et laisse entrer davantage d'UV. La seule mention qui garantit une filtration complète est la norme UV400, qui bloque les rayons jusqu'à 400 nanomètres. Vérifiez toujours les deux : une catégorie adaptée et une protection UV400.

    Les cinq catégories de verres, une par une

    Catégorie 0 : de 80 à 100 % de lumière transmise

    Verres clairs ou très légèrement teintés. Ils ne filtrent quasiment rien de la luminosité et relèvent davantage de l'accessoire de style que de la protection solaire. On les retrouve sur les montures de mode portées en intérieur, ou sur certaines lunettes à verres teintés très pâles. À réserver aux ciels couverts et aux fins de soirée.

    Catégorie 1 : de 43 à 80 %

    Une teinte légère, agréable en lumière faible à modérée. C'est la catégorie des journées grises, des balades urbaines à l'automne ou des fins d'après-midi. Elle apporte un vrai confort sans assombrir la vision, mais elle sera vite dépassée par un plein soleil d'été.

    Catégorie 2 : de 18 à 43 %

    Le compromis. Une teinte moyenne, qui convient à la luminosité solaire moyenne : une ville ensoleillée, une terrasse à l'ombre, un printemps lumineux. Beaucoup de verres dégradés se situent dans cette zone, plus denses en haut du verre et plus clairs en bas — un choix élégant lorsqu'on alterne extérieur et intérieur.

    Catégorie 3 : de 8 à 18 %

    C'est la catégorie du soleil, la vraie. Celle des étés méditerranéens, des plages, des ponts de bateau et des rues blanches des Baléares. La grande majorité des lunettes de soleil vendues pour un usage estival relèvent de cette catégorie, tout simplement parce qu'elle correspond aux conditions dans lesquelles on porte réellement des lunettes de soleil.

    Si vous cherchez une paire pour un séjour à Ibiza, un festival ou une journée en mer, c'est vers cette catégorie qu'il faut vous tourner. Elle assombrit suffisamment pour supprimer l'éblouissement, sans plonger la scène dans une nuit artificielle.

    Catégorie 4 : de 3 à 8 %

    Des verres très sombres, conçus pour des situations extrêmes : haute montagne, glaciers, déserts, réverbération intense sur la neige. Ils ne relèvent pas de l'usage quotidien.

    Point important : la catégorie 4 est interdite pour la conduite automobile dans l'Union européenne, de jour comme de nuit, car elle assombrit trop le champ visuel pour permettre une réaction sûre. Si vous prenez le volant, restez en catégorie 3 maximum — le sujet est détaillé dans notre guide des lunettes de soleil pour la conduite.

    Quelle catégorie pour quelle situation ?

    Catégorie Lumière transmise Conditions idéales Conduite
    0 80–100 % Intérieur, ciel couvert, soirée Autorisée jour et nuit
    1 43–80 % Temps gris, luminosité faible Autorisée jour et nuit
    2 18–43 % Luminosité moyenne, ville, mi-saison Autorisée de jour
    3 8–18 % Plein soleil, plage, mer, montagne Autorisée de jour
    4 3–8 % Glacier, haute altitude, désert Interdite

    Comment choisir la bonne catégorie en quatre étapes

    1. Partez de votre exposition dominante

    Pas de l'exception, mais de l'usage réel. Si vos lunettes vous accompagnent surtout en été, au bord de l'eau ou dans une ville très lumineuse, visez la catégorie 3. Si vous les portez principalement en ville, dans un climat tempéré, la catégorie 2 suffit largement et reste plus confortable au passage à l'ombre.

    2. Tenez compte de votre sensibilité personnelle

    Les yeux clairs sont statistiquement plus sensibles à l'éblouissement, tout comme les yeux fatigués ou opérés récemment. À conditions égales, une personne aux yeux bleus se sentira mieux en catégorie 3 là où d'autres se contenteront d'une catégorie 2. Fiez-vous à votre confort : si vous plissez encore les yeux, votre teinte est trop claire.

    3. Vérifiez la compatibilité avec la conduite

    Si la même paire doit vous servir au volant, écartez d'emblée la catégorie 4 et assurez-vous que les verres n'altèrent pas la perception des feux de signalisation. Les teintes grises et brunes sont les plus neutres à cet égard.

    4. Contrôlez le marquage avant d'acheter

    Une paire sérieuse indique sa catégorie et sa conformité CE. Si aucune information n'apparaît ni sur la branche, ni sur l'étiquette, ni dans la fiche produit, considérez que rien n'est garanti et passez votre chemin.

    Catégorie, couleur et polarisation : ne pas tout confondre

    Trois caractéristiques cohabitent sur un même verre, et elles répondent à des besoins différents.

    La catégorie détermine la quantité de lumière filtrée. La couleur, elle, modifie le rendu et les contrastes : un verre brun réchauffe et accentue les reliefs, un verre gris respecte fidèlement les teintes, un verre jaune éclaircit par temps voilé, un verre bleu ou rose joue avant tout la carte du style. Deux verres de catégorie 3 peuvent donc offrir une expérience visuelle radicalement différente selon leur teinte — c'est le sujet de notre guide des verres colorés.

    La polarisation, enfin, est une technologie à part : elle supprime les reflets horizontaux sur l'eau, la route ou le sable. Un verre peut être polarisé en catégorie 2 comme en catégorie 3, et un verre de catégorie 3 non polarisé reste parfaitement protecteur.

    Où trouver la catégorie sur vos lunettes

    Dans la plupart des cas, l'information est gravée à l'intérieur de la branche gauche, sous la forme d'un marquage du type CE suivi d'un chiffre, ou de la mention « filtre solaire catégorie 3 ». Elle peut aussi figurer sur l'étiquette d'origine, sur la notice fournie avec l'étui, ou dans les caractéristiques techniques de la fiche produit en ligne.

    Si vous achetez sur internet, cette information doit être accessible avant l'achat. Une boutique qui reste vague sur la protection de ses verres est rarement une bonne adresse.

    Et du côté de Sunrise Ibiza

    Toutes les paires de la boutique sont conçues pour la lumière qui a donné son nom à la marque : celle d'une île où le soleil ne fait pas de concessions. Nos verres sont en polycarbonate, dotés d'une filtration UV400 couvrant les UVA et UVB jusqu'à 400 nanomètres, et conformes au marquage CE. Le détail technique de chaque modèle est indiqué sur sa fiche produit.

    Côté styles, l'approche diffère selon les collections. La collection ICON mise sur des teintes affirmées et des lignes nettes, à l'image de l'AMNESIA et de ses verres fumés opaques, pensés pour le plein soleil comme pour les fins de nuit. La collection VINTAGE assume les montures écaille et les dégradés rétro. Quant à la collection SIGNATURE, elle explore des associations plus singulières, comme la SANT ANTONI et son dégradé bleu-beige qui reprend littéralement les couleurs du couchant sur la baie.

    Pour un usage plus polyvalent, les verres dégradés — l'USHUAÏA et sa monture cristal en est le meilleur exemple — offrent une densité variable sur la hauteur du verre, pratique quand on passe sans cesse de la terrasse à l'intérieur. L'ensemble des modèles est réuni dans la collection Lunettes de Soleil.

    Reste ensuite la question du style, qui n'a rien à voir avec la technique mais tout à voir avec le plaisir de porter ses lunettes : nos guides sur le choix de la monture et sur le style solaire d'Ibiza prennent le relais. Et si vous voulez tester votre paire dans les meilleures conditions, nos spots de coucher de soleil sur l'île restent le terrain d'essai idéal.

    Questions fréquentes

    Quelle catégorie de verres choisir pour l'été ?

    La catégorie 3 est la référence pour l'été en Europe du Sud : plage, bord de mer, terrasses, festivals. Elle transmet entre 8 et 18 % de la lumière, ce qui supprime l'éblouissement sans assombrir excessivement la vision.

    La catégorie 4 est-elle vraiment interdite en voiture ?

    Oui. Dans l'Union européenne, les verres de catégorie 4 ne sont pas autorisés pour la conduite, de jour comme de nuit, car ils réduisent trop la quantité de lumière perçue. Ils sont réservés à la haute montagne et aux environnements de très forte réverbération.

    Une catégorie 3 protège-t-elle automatiquement des UV ?

    Non. La catégorie décrit uniquement la teinte du verre, pas sa filtration ultraviolette. Un verre de catégorie 3 sans traitement anti-UV laisse passer les rayons nocifs tout en dilatant la pupille. Cherchez systématiquement la mention UV400 en complément de la catégorie.

    Peut-on porter des lunettes de catégorie 3 en intérieur ?

    Rien ne l'interdit, mais le confort en pâtit : la vision devient sombre et les contrastes s'affaiblissent. Pour un usage mixte intérieur-extérieur, un verre dégradé ou une catégorie 2 sera nettement plus agréable.

    Les verres dégradés appartiennent-ils à une catégorie particulière ?

    Ils sont classés selon leur transmission moyenne et se situent le plus souvent en catégorie 2 ou 3. Leur intérêt tient à la densité variable : plus sombre en haut pour couper la lumière du ciel, plus clair en bas pour garder la lisibilité vers le sol.

    Comment savoir si mes lunettes actuelles sont conformes ?

    Regardez l'intérieur de la branche gauche : le marquage CE et le numéro de catégorie y figurent généralement. En l'absence totale d'indication, sur la monture comme sur l'emballage, il est prudent de considérer que la protection n'est pas garantie.